Quand je suivais ma formation pour devenir sophro-analyste et que je me projetais dans ma vie future de thérapeute, un grand sourire aux lèvres, je m’imaginais travailler 5 jours sur 7 de 9 heures du matin jusqu’à 18 heures le soir… c’est ce que je connaissais de ma vie de salariée, c’était facile à transposer.

Dans mes coûts fixes, je comptais le loyer, un peu de papier, des stylos, quelques supervisions dans l’année et peut-être une formation de temps à autre, mais le plus gros investissement était derrière moi. Tout cela me semblait idéal, cela me rassurait de ne pas avoir d’outil de travail à entretenir. Pas besoin de machine, pas de stocks à gérer, pas de matériel de haute technologie fragile nécessitant l’intervention coûteuse d’un expert.

 Aujourd’hui, en y repensant, je souris intérieurement. Je souris de ma naïveté, je souris un peu moins du manque de préparation à la réalité que j’allais découvrir. J’étais loin du compte, à tous points de vue, je n’avais pas encore compris l’essentiel : je suis mon outil de travail, je suis cette machine de haute technologie fragile nécessitant un grand entretien régulier. 

Lorsque je suis en séance, j’offre mon attention, mon écoute, ma présence entière et totale. A chaque séance. C’est le minimum. Du coup, quand vous payez une séance, vous contribuez à mon salaire, aux frais fixes, aux taxes et contributions sociales, mais il y a aussi une partie qui va servir à prendre soin de mon outil de travail, autrement dit de moi.  

Je prends soin de vous, mais pour cela, j’ai d’abord besoin de prendre soin de moi.

C’est assez logique, n’est-ce pas ?

Dans les autres coûts variables il y a aussi les formations. J’avoue que j’adore participer à des formations… pour casser la routine, pour rencontrer d’autres thérapeutes et échanger avec eux, pour gagner en confiance en moi sur des sujets sur lesquels je me sens moins outillée, pour stimuler ma réflexion, bref, pour améliorer mon accompagnement. C’est un investissement en continu pour rester connectée aux évolutions de la pratique, toujours avec l’intention de pouvoir offrir du sur-mesure en cabinet.

Mais la connaissance ne suffit pas, je dois aussi m’occuper de mon corps et de mon âme. Au risque de me répéter : our prendre soin de vous, je dois d’abord prendre soin de moi. Aujourd’hui, cela me semble évident. C’est pourquoi je pratique le yoga et le pilates, je viens travailler à vélo en prenant le chemin le plus ressourçant et non le plus court, je me vide la tête, je respire, je recharge mes batteries pour être en top forme pour vous. Et tout cela a un coût. Bien sûr, cela ne coûte rien d’aller dans la nature pour me ressourcer auprès des arbres et la terre, mais cela demande du temps. Et le temps c’est de l’argent, c’est quelque chose qu’on apprend très vite quand on travaille en libéral. Adieu les congés payés 😉

Une amie thérapeute me disait une fois que nous étions un peu des sportifs de haut niveau, qui, pour rester performants, avaient besoin d’une bonne équipe autour d’eux. Dans mon équipe de soutien il y a des ostéopathes, des naturopathes, des énergéticiennes et des sophro-analystes pour m’aider à rester au top de ma forme. Pour m’aider aussi à me nettoyer quand j’ai trop pris du malheur des autres dans mon cabinet. Oui, je ne suis pas une thérapeute qui dort paisiblement derrière ses dossiers pendant que je vous laisse parler dans le vide. Quand vous descendez dans la grotte du lion pour affronter vos peurs et traumas, je retrousse mes manches comme vous, et je tiens la lampe pour vous éclairer et vous sécuriser, et parfois, cela m’arrive d’être affectée, touchée… cela fait partie des risques du métier.

Alors, me diriez-vous, comment faire cela 5 jours sur 7 ? Eh bien, ce n’est pas possible. J’ai beau tourner la question dans ma tête, cela me semble impossible d’accompagner comme je le fais 5 jours sur 7, du matin jusqu’au soir en étant présente et non en faisant acte de présence. J’ai décidé de privilégier la qualité à la quantité. Je ne travaille plus à temps complet, je suis au cabinet entre 3 et 4 jours par semaine et le reste du temps, je prends soin de moi, de mon corps, de ma famille aussi, parce que la clé de réussite dans tout cela c’est de trouver le bon équilibre. Cela nécessite du temps mais aussi de l’argent.

 C’est pour toutes ces raisons que j’ai travaillé mon rapport à l’argent dans le cadre professionnel. Je savais quelle valeur émotionnelle j’accordais à mes séances de thérapie, mais je rencontrais des difficultés pour trouver mon juste prix. En travaillant ma relation à l’argent, je suis devenue plus consciente de mes croyances limitantes sur la valeur de mon travail, sur les femmes et l’argent, et sur mes fidélités jusque-là inconscientes. Par la suite, cela m’a aidé à trouver mon propre équilibre financier.

 

Mon soulagement a été tellement grand, que j’ai eu envie de transmettre à mon tour, d’aider d’autres femmes accompagnantes à apaiser leur relation à l’argent. Je continue à creuser cette thématique passionnante, pour que l’argent au féminin devienne une réalité.

 Et vous, que mettez-vous dans le prix d’une séance de thérapie ou de coaching ?

Si cet article résonne en vous, je vous invite à me faire un retour, je suis toujours heureuse de vous lire.

Je suis à votre écoute,

Simone